À peine l’affaire « Viviane » entre Debordo Leekunfa et Prince Aimé apaisée, un nouvel incident ravive les tensions entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Cette fois-ci, c’est le célèbre artiste camerounais Tenor qui se retrouve au cœur d’une polémique pour plagiat musical. Tout a commencé avec une vidéo publiée sur la page Facebook de Tenor, où il interprétait un freestyle dans le style coupé-décalé.
Bonigo réclame des sanctions contre Tenor
L’origine de cette controverse repose sur des accusations de plagiat portées par Bonigo, un artiste ivoirien qui affirme être le propriétaire de la chanson intitulée « Paix (panique générale) », sortie il y a plus de 15 ans. Selon Bonigo, le morceau partagé par Tenor serait une copie directe de sa chanson, tant au niveau du style que des paroles, ce qui l’a poussé à réclamer des droits d’auteur. Face à ces allégations, Bonigo demande également que des sanctions soient prises à l’encontre de Tenor par les plateformes légales de diffusion musicale.
Tenor, qui avait initialement partagé le freestyle sur sa page Facebook, a rapidement supprimé la vidéo après la montée des critiques. Cependant, le mal était déjà fait. Les internautes, particulièrement les Ivoiriens, n’ont pas tardé à se mobiliser contre lui, lançant une vague de messages dénonçant cet acte de plagiat. L’affaire a pris une telle ampleur que la vidéo supprimée continue de circuler sur les réseaux sociaux, ravivant les tensions entre les deux communautés artistiques.
Une situation rappelant l’affaire « Viviane »
Pour de nombreux Ivoiriens, cet incident rappelle étrangement l’affaire « Viviane », qui avait entre récemment Debordo Leekunfa à l’artiste camerounais Prince Aimé. À l’époque, Debordo avait repris le morceau emblématique de Prince Aimé, ce qui avait suscité une vive réaction du côté des Camerounais. L’accusation de plagiat avait enflammé les débats sur les réseaux sociaux, créant une véritable guerre virtuelle entre les fans des deux pays.
Aujourd’hui, l’affaire Tenor semble suivre le même chemin. De nombreux Ivoiriens voient dans cette situation une revanche du sort, accusant les Camerounais de pratiquer ce qu’ils dénonçaient auparavant. « Si c’est un Ivoirien qui copie une chanson camerounaise, c’est un scandale, mais quand c’est l’inverse, il n’y a pas de problème », peut-on lire parmi les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux.
Voici le message de dénonciation de Bonigo
