Burkina-Faso : Radio Oméga à nouveau autorisée à émettre

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Burkina-Faso : Radio Oméga à nouveau autorisée à émettre

Au Burkina-Faso, la suspension de Radio Oméga a fait écho dans le paysage médiatique, et même hors du pays, il y a un mois. Plusieurs organisations ont dénoncé une entrave à la liberté de presse. Cette suspension de la station radio, est intervenue après la diffusion d’une interview avec Ousmane Abdoul Moumouni, porte-parole du mouvement pour la restauration de la démocratie au Niger.

La levée de la suspension de Radio Oméga au Burkina-Faso

Le gouvernement burkinabè a annoncé le dimanche 10 septembre 2023, la levée de la sanction de suspension qui pèse sur Radio Oméga depuis un mois. Cette décision marque une étape importante pour la liberté de la presse dans le pays. Elle est intervenue à la suite de la requête formulée par l’Observatoire burkinabè des médias (OBM) à la demande de Radio Oméga.

En effet, le groupe Oméga médias, propriétaire de la radio, avait réagi à la suspension en saisissant le Conseil d’État pour contestation. La direction de Radio Oméga avait indiqué que la décision était contraire à l’intérêt supérieur de la nation. Cette suspension a eu des répercussions sur la diffusion des programmes de Radio Oméga, privant ainsi de nombreux auditeurs de l’accès à une source d’information importante.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Jean-Emmanuel Ouédraogo, a expliqué que le gouvernement avait examiné attentivement la requête et les arguments avancés par Radio Oméga. Il a souligné l’attachement du gouvernement à la liberté d’opinion et de presse, tout en rappelant aux organisations professionnelles des médias l’importance de maintenir un discours médiatique qui ne compromette pas la lutte collective contre les défis régionaux.

La situation de la liberté de la presse au Burkina Faso

La levée de la suspension de Radio Oméga survient dans un contexte plus large de préoccupations concernant la liberté de la presse au Burkina Faso. Depuis l’arrivée des autorités de transition au pouvoir par un coup d’État, des questions ont été soulevées quant à l’indépendance des médias dans le pays.

Plusieurs médias, y compris des médias français tels que LCI, RFI et France 24, ont été suspendus ces derniers mois. De plus, les correspondants des quotidiens Libération et Le Monde ont été expulsés en avril, suscitant des critiques internationales quant à la liberté de la presse au Burkina Faso. Dans un contexte régional complexe marqué par des défis sécuritaires et politiques, la protection de la liberté d’expression et des journalistes reste une préoccupation majeure.

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