Une attaque a visé le site du pipeline Niger-Bénin à Malanville, le 1er décembre 2024, entraînant des pertes humaines et des blessés graves. Le général Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major des Forces armées béninoises, a réagi en insistant sur la nécessité d’adopter une posture militaire adaptée à ce type de menace.
Renforcement des consignes pour les forces armées
L’assaut, perpétré par des éléments armés non identifiés (IANI), s’est produit à une heure du matin, ciblant une position des Forces de défense et de sécurité (FDS) déployées pour surveiller l’oléoduc Niger-Bénin. Bien que le bilan précis des pertes humaines et des blessés n’ait pas encore été communiqué officiellement, certaines sources évoquent plusieurs morts et des blessés graves. Le général Gbaguidi a rappelé la gravité de la situation, affirmant que chaque militaire affecté à la sécurisation des postes du pipeline Wapco doit se considérer comme étant en zone de conflit. Cette attaque met en exergue la complexité de la mission des FDS, confrontées à des menaces asymétriques nécessitant des stratégies de réponse rapides et efficaces.
Dans ce contexte, le chef d’état-major a souligné l’importance du respect rigoureux des consignes, que ce soit pour les patrouilles ou la défense des positions. Il a insisté sur la nécessité d’une veille permanente et d’une adaptation des comportements face aux menaces grandissantes. Les FDS doivent réfléchir aux moyens d’améliorer leur vigilance afin de prévenir d’autres attaques. L’attaque de Malanville illustre également les défis posés par la protection d’infrastructures sensibles, comme l’oléoduc Niger-Bénin, crucial pour l’économie régionale. Les autorités béninoises, tout en renforçant les dispositifs de sécurité, appellent également à la coopération des populations locales pour signaler tout comportement suspect pouvant compromettre la sûreté des installations.
