L’affaire Florence Kingbo crée une onde de choc au Bénin. La jeune tiktokeuse de 21 ans se retrouve au cœur d’un scandale après une vidéo dans laquelle elle menace ouvertement le président Patrice Talon et insulte la Première Dame. L’arrestation intervient dans un climat national déjà tendu, marqué par la tentative de putsch du dimanche 7 décembre 2025.
Une vidéo provocatrice au cœur d’un contexte explosif
Les faits remontent à une séquence diffusée largement sur les réseaux sociaux le mardi 9 décembre. Dans cette vidéo, Florence Kingbo interpelle directement le chef de l’État. Elle déclare : « Je te mets au défi Talon… Talon n’est pas le dieu des Béninois. S’il n’y a personne au Bénin pour défier Talon, moi Kingbo Florence, je te mets au défi… le coup d’État n’a pas été déjoué. Le film n’a même pas encore commencé et vous parlez… ». Ces mots choquent la toile. Ils soulèvent une vague de critiques. Ils attirent rapidement l’attention des autorités.
De plus, la jeune femme pousse la provocation encore plus loin. Elle affirme être « une lionne » et dit avoir « un démon ». Elle étend ensuite ses attaques à la Première Dame, Claudine Talon, qu’elle traite de « mauvaise épouse ». Elle cite des salaires supposés du couple présidentiel et de leur fils Lionel Talon. Elle prétend que « la corruption prend de l’ampleur dans le pays ». Elle encourage même les internautes à partager massivement sa vidéo.
La séquence apparaît au pire moment. Le pays sort à peine d’une tentative de putsch. Le président Talon a d’ailleurs demandé au peuple de rester serein, expliquant que « la situation était totalement sous contrôle ». Dans ce climat fragile, les propos de la tiktokeuse alimentent l’inquiétude.
Une arrestation immédiate et une procédure judiciaire attendue
Les réactions du public ne se font pas attendre. De nombreux internautes s’indignent. Un commentaire résume le choc général : « Kingbo Florence, quel esprit t’anime ? ». Plusieurs voix demandent son interpellation. Elles estiment que la jeune femme franchit les limites.
Les autorités agissent rapidement. La police républicaine interpelle Florence Kingbo. Elle est placée en garde à vue. Elle devra répondre de ses actes devant la justice. Les enquêteurs veulent comprendre les motivations de cette sortie. Ils souhaitent aussi déterminer si elle agit seule ou sous influence.
Les autorités rappellent que « ceux qui font l’apologie de la tentative du putsch devront répondre de leurs actes ». Le message se veut clair. Il vise à prévenir toute dérive supplémentaire dans ce contexte sensible. La justice tranchera les suites à donner.
