L’artiste béninois Ghix a répondu à Dah Adagboto, après que ce dernier a attribué le traitement réservé à certains artistes locaux à un manque de professionnalisme. Le ton a été donné dans un message publié sur les réseaux sociaux, où Ghix a défendu sa position avec franchise. Selon lui, le problème ne réside pas dans le professionnalisme, mais plutôt dans le manque de considération pour les artistes béninois face à leurs homologues étrangers.
Un désaccord de Ghix sur le traitement des artistes béninois
Ghix explique que malgré leur professionnalisme, les artistes locaux sont souvent relégués au second plan. « Tu peux être le plus professionnel possible, mais si les gens n’ont aucune considération pour ce qui vient du Bénin, ils ne te respecteront pas. C’est tout ». Pour lui, ce traitement de faveur accordé aux artistes étrangers est symptomatique d’un manque de valorisation de la scène locale. Il souligne que ce sont les organisateurs eux-mêmes qui dictent leurs priorités, au détriment de l’équité artistique.
Ghix, sans rancune apparente, insiste sur le fait qu’il n’est pas affecté par cette situation, affirmant que lui et son équipe savent où ils vont. Il critique également le système qui priorise les artistes étrangers au détriment des talents locaux, malgré les promesses initiales. « Ils nous ont payés, ils ont insisté pour qu’on vienne. Si, au final, leur priorité est de valoriser des artistes étrangers, est-ce que nous allons pleurer ? », a-t-il déclaré.
Pour appuyer son point de vue, Ghix annonce qu’il présentera au public, le 31 décembre, ce qu’il avait initialement prévu pour sa prestation à Weloveya. Cette initiative, selon lui, permettra une comparaison équitable entre ce qu’il proposait et ce qui a été présenté lors de l’événement. Une manière de démontrer la qualité et le sérieux de son travail tout en dénonçant subtilement les biais dans l’organisation.
Une prise de position marquante
Ghix conclut son message avec une note positive, refusant de se laisser abattre par ces incidents. Sa réponse ferme, mais mesurée met en lumière les défis auxquels les artistes locaux sont confrontés dans un environnement où la valorisation des talents nationaux semble parfois secondaire. Cette déclaration suscite déjà un vif débat sur les réseaux sociaux, posant la question de l’équité dans la gestion des événements culturels.
