Quelques jours après avoir inscrit son nom sur le prestigieux Walk of Fame à Hollywood, la star béninoise Angélique Kidjo s’est confiée à France Net Infos. Fidèle à elle-même, la chanteuse aux cinq Grammy Awards a partagé ses convictions, ses souvenirs, et l’essence même de son engagement pour la jeunesse africaine. Entre résilience et inspiration, elle rappelle que rien ne justifie de renoncer.
Un parcours forgé dans la résilience et l’ouverture
Interrogée sur les fondements de sa détermination, Angélique Kidjo n’a pas tardé à évoquer son enfance béninoise. Dernière d’une fratrie de dix enfants, dont sept garçons, elle a dû très tôt trouver sa place, s’affirmer et apprendre à se relever. Une école de la vie renforcée par l’éducation de sa grand-mère maternelle, guérisseuse traditionnelle, qui l’éveilla à la nature dès l’aube et lui inculqua le discernement entre le bon et le toxique.
Kidjo explique ainsi que le monde actuel, bien que complexe, ne devrait jamais être une excuse pour abandonner. « Baisser les bras, ce n’est pas une option pour moi. Ça ne m’intéresse pas », affirme-t-elle, dénonçant une forme de régression sociétale qui menace les acquis des dernières décennies. Pour elle, rester ouvert d’esprit et chercher des solutions nouvelles est le seul chemin possible. Son message est limpide : le combat continue, même quand les vents sont contraires.
La fondation Batonga : un combat au féminin
Au-delà de la scène, Angélique Kidjo s’est engagée pour les jeunes filles africaines à travers la fondation Batonga, née de sa volonté d’aller vers celles qu’on n’écoute pas. « Les jeunes filles n’ont pas besoin de moi, mais j’ai eu envie d’aller les voir », confie-t-elle avec humilité. Ce sont elles qui ont exprimé le besoin d’un espace sûr pour échanger, apprendre et s’entraider.
C’est ainsi qu’est née une dynamique communautaire portée par les bénéficiaires elles-mêmes. Le premier projet : la fabrication de savon. Un besoin essentiel dans des zones privées d’eau courante et d’électricité. Le savon devient ici symbole d’hygiène, d’éducation, et d’autonomie économique. Kidjo se dit simplement « facilitatrice », soulignant que le vrai moteur du changement, ce sont ces jeunes femmes, souvent invisibles, mais puissantes dans leur volonté.
Angélique Kidjo est bien plus qu’une artiste. Elle est la preuve vivante qu’avec ténacité, ancrage culturel et solidarité, les rêves les plus fous deviennent réalités. Son message est clair : avançons, ensemble, avec courage. Car selon elle, « on ne perd que quand on abandonne ».
