La commune d’Abobo est secouée par un drame atroce qui met en lumière les violences faites aux femmes dans les espaces publics. Une jeune fille, Coucounette, a perdu la vie après avoir refusé de céder son numéro de téléphone à un inconnu. L’agresseur, pris de colère, l’a mortellement poignardée sous les yeux de témoins.
Une soirée festive qui tourne au cauchemar
Partie de Koumassi Sicogi, son quartier d’origine, Coucounette avait rejoint des amies à Abobo pour profiter d’une virée nocturne. La jeune fille, décrite par ses proches comme joyeuse et pleine de vie, s’apprêtait à rentrer lorsqu’elle a été interpellée par un inconnu. Celui-ci, insistant, lui aurait demandé son numéro de téléphone.
Face au refus catégorique de Coucounette, l’homme aurait persisté. Devant son entêtement, la situation s’est envenimée : insultes, menaces, puis brutalités. La jeune fille n’a pas cédé, ce qui aurait exacerbé la frustration de l’agresseur. Dans un geste d’une extrême violence, il l’a poignardée mortellement avant de prendre la fuite, laissant ses amies et les témoins dans l’effroi.
Une arrestation qui soulage, mais une jeunesse traumatisée
Le drame a provoqué une vive émotion à Koumassi et particulièrement dans la Sicogi, où la victime était bien connue. Sa disparition brutale a déclenché une vague de colère et de tristesse, surtout parmi les jeunes, qui dénoncent une fois de plus l’insécurité grandissante et le harcèlement dont sont victimes les femmes dans les lieux publics.
Aux dernières nouvelles, l’auteur présumé de cet acte odieux aurait été rapidement retrouvé et arrêté par les forces de l’ordre. Il devrait être déféré dans les prochaines heures. Si cette arrestation apporte un soulagement relatif aux proches de la victime, elle ne suffit pas à apaiser la douleur ni à effacer le traumatisme causé par ce drame. Beaucoup espèrent que cette affaire servira d’exemple pour renforcer les sanctions contre les violences faites aux femmes et sensibiliser la société à la nécessité de protéger davantage les plus vulnérables.
