Libéré provisoirement ce lundi 15 septembre 2025, l’artiste Molare, impliqué dans un accident mortel survenu en juillet dernier, est déjà convoqué par la commission de suspension et de retrait de permis de conduire. La décision de cette instance, présidée par le ministère des Transports, devrait tomber le jeudi 25 septembre prochain.
Molare face à la commission : une convocation attendue
Molare, de son vrai nom Maury Féré Soumahoro, se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs, mais cette fois pour répondre de ses responsabilités au volant. Libéré provisoirement après deux mois de détention au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, l’artiste devra comparaître devant la commission de suspension et de retrait de permis de conduire. Cette convocation fait suite à l’accident du mercredi 2 juillet, au cours duquel dame Élise Tolah a perdu la vie après avoir été percutée par le véhicule de Molare alors qu’il se rendait à son lieu de travail.
La commission, composée de représentants de plusieurs ministères et de la société civile, se réunira pour statuer sur la validité du permis de conduire de Molare. Depuis sa réactivation en 2018, cette instance se réunit régulièrement pour examiner les cas d’accidents graves ou d’incivisme routier. Le sort du permis de l’artiste sera donc déterminant pour sa mobilité future, mais également pour l’image publique qu’il projette après ce tragique accident.
Une procédure encadrée et un examen minutieux
Le communiqué du ministère des Transports précise que la commission inclut notamment des représentants de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, du Parquet, du SAMU, ainsi que des transporteurs et des consommateurs. Cette diversité garantit un examen approfondi des circonstances entourant les accidents graves et permet de protéger l’intérêt public. La décision de jeudi prochain ne se limitera pas à un simple geste administratif : elle pourrait marquer un tournant dans la carrière de Molare, en tant que conducteur et personnalité publique.
Les experts en sécurité routière rappellent que le retrait d’un permis peut être motivé non seulement par la gravité de l’accident, mais aussi par le comportement général du conducteur sur la route. Dans ce contexte, Molare devra se présenter avec toutes les justifications nécessaires pour défendre sa position. Entre responsabilité pénale, image médiatique et sécurité routière, cette audition s’annonce comme un moment clé, scruté par les autorités et le grand public.
