Le parcours de Max Bryans Fameni est une véritable leçon de courage et de résilience. Ce jeune Camerounais, rescapé de la guerre en Ukraine, a ému la France entière en participant à l’émission culte Les 12 Coups de midi sur TF1. Son apparition télévisée, bien plus qu’un simple passage à la télévision, incarne le triomphe de l’espoir sur l’adversité.
Du chaos de la guerre d’Ukraine aux “12 Coups de midi”
À seulement 13 ans, Max Bryans rêvait déjà de participer à Les 12 Coups de midi, fasciné par les jeux d’intelligence et la personnalité de Jean-Luc Reichmann. Ce rêve, il ne l’imaginait pourtant pas se réaliser après un tel parcours du combattant. En 2022, alors qu’il venait d’obtenir une bourse pour poursuivre ses études en Ukraine, le destin frappe durement : le jour même de son arrivée, le conflit entre la Russie et l’Ukraine éclate.
Commence alors une période cauchemardesque faite de peur, de fuite et de survie. “Il a vécu des jours d’angoisse, caché avec d’autres étudiants, sans nourriture suffisante, affrontant le froid et l’incertitude”, confie-t-on dans l’émission. Grâce à la solidarité d’Ukrainiens compatissants, Max finit par rejoindre la France, épuisé, mais vivant. Là, entouré de sa famille, il reprend peu à peu goût à la vie et décide de poursuivre son rêve : participer à son émission préférée. Aujourd’hui, le jeune homme se tient enfin face à Jean-Luc Reichmann, sur le plateau des 12 Coups de midi. Le public, conquis par son sourire et son humilité, découvre une histoire hors du commun, symbole d’une jeunesse africaine résiliente et déterminée.
Un poème émouvant qui fait pleurer Jean-Luc Reichmann
Mais c’est un moment de pure émotion qui marquera cette émission. Devant sa mère, présente dans le public, Max lit un poème qu’il a lui-même écrit. « Une route, un chemin. Je viens de quelque part, d’ici, de là, de loin, mais de très près. N’est-il pas vrai que tout chemin mène à Rome ? J’ai atterri en Haute-Savoie. Regardez le lac d’Annecy comme il est resplendissant. Je suis passé par Sallanches. Vous resterez bouche bée devant la chaîne des Aravis. Le temps s’est décollé, je n’avais point vu les aiguilles de midi. J’ai pu apercevoir le Mont-Blanc et sa beauté étincelante. Et maintenant, me voici aux douze coups de midi. Oui, Jean-Luc est bien là. C’est si beau. Il y a des étoiles, ça et là. Zett et sa douce voix qui nous berce depuis sa cachette. Ce public, ces sourires. Miss Maboule me chuchote de ne plus repartir. Serais-je dans un rêve ? Un songe si lointain. À quelques milliers de kilomètres de là, observant passionnément, journée après journée, tel un rituel sacré, les Maîtres de Midi m’épataient. Je regarde vers le ciel, je me dis qu’un jour, j’y serai. Oui, cette étoile, je l’aurai.
Je pense à celles et ceux, rêveurs et rêveuses, pour qui ce but semble inatteignable, intouchable, impossible. Dites-vous que si vous enlevez les deux premières lettres, ça devient “possible”. Qu’un jour, un homme marcha sur la Lune, que chacun a en lui une étoile, et qu’il faut la laisser briller. »
