De la rue aux projecteurs, le chanteur béninois TGang le technicien s’est livré sans filtre sur son passé trouble. Invité dans le podcast de Beni Tossou, l’artiste a révélé les sombres épisodes de sa jeunesse, faits de vols et de bagarres, qui l’ont forgé avant de devenir l’une des figures montantes de la musique au Bénin.
Une enfance difficile marquée par la rue
Dans son témoignage, TGang a tenu à briser le silence sur un passé que peu de ses fans soupçonnaient. « À Godomey moi j’ai volé trop de téléphones », confie-t-il sans détour. À cette époque, il n’était pas rare qu’il se retrouve avec une centaine d’appareils entre ses mains. Plus qu’un simple dérapage d’adolescent, c’était une véritable spirale qui l’entraînait dans la délinquance.
À côté de ces vols répétés, le jeune garçon qu’il était se battait presque quotidiennement. « Je me bagarrais au moins trois fois dans une semaine », raconte-t-il. Ces comportements lui ont valu une réputation sulfureuse dans son quartier et l’ont marqué au point d’inspirer le surnom de « TGang » qu’il a fini par adopter comme nom de scène. Un héritage de rue qu’il a su transformer en identité artistique.
La renaissance par la musique
Si son passé pouvait le condamner, TGang insiste sur le rôle libérateur et salvateur qu’a joué la musique dans sa vie. L’art lui a permis de quitter la violence pour canaliser son énergie et exprimer ses émotions autrement. Aujourd’hui, il est devenu une voix respectée de la scène béninoise et son surnom, autrefois synonyme de crainte, est désormais rattaché à un talent reconnu.
Son récit, au-delà de l’anecdote, se veut aussi une source d’inspiration pour la jeunesse. TGang ne cherche pas à glorifier ses erreurs, mais à montrer que chacun peut se relever. En partageant ce pan intime et douloureux de sa vie, il espère que son parcours servira de leçon à ceux qui, comme lui autrefois, se retrouvent pris dans l’engrenage de la rue.
