Un scandale d’une extrême gravité secoue la classe politique de la Namibie. Une affaire de viol sur mineure. Le ministre de l’Agriculture, Mac-Albert Hengari, a été arrêté pour le viol présumé d’une adolescente de 16 ans, des faits remontant à 2019. La présidence a annoncé son limogeage immédiat, déclenchant une onde de choc à travers le pays. Alors que l’affaire soulève de vives réactions dans l’opinion publique, l’opposition monte au créneau, dénonçant l’inaction passée du gouvernement face aux violences faites aux femmes.
Mac-Albert Hengari limogé et arrêté
À peine un mois après sa nomination, Mac-Albert Hengari voit sa carrière politique s’effondrer brutalement. Officiellement limogé le 23 avril, alors qu’il était sommé de démissionner, l’ancien ministre est accusé d’un viol commis en 2019 sur une adolescente. Le dossier, déjà sous enquête depuis novembre 2024, a pris une tournure judiciaire plus ferme avec son arrestation ce dimanche 27 avril. Le communiqué présidentiel affirme une tolérance zéro, mais nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la nomination d’un homme déjà suspecté de faits aussi graves.
La réaction rapide de la présidence après l’éclaboussement de ce scandale autour de Mac-Albert Hengari, ne parvient pas à calmer la tempête politique. Les Patriotes indépendants pour le changement, principal parti d’opposition, se disent profondément indignés. Selon eux, ce scandale révèle l’hypocrisie du discours gouvernemental sur les violences de genre. Pour de nombreux citoyens, c’est un signal d’alarme sur les dérives du pouvoir en place, souvent accusé de couvrir les comportements criminels au sein de ses rangs.
Un procès pour viol sur mineure très attendu
Au-delà du viol, l’ancien ministre fait face à d’autres accusations lourdes. Il aurait, selon plusieurs sources, forcé sa victime à avorter, un acte illégal en Namibie. Si ces faits sont prouvés, Mac-Albert Hengari pourrait également être poursuivi pour avortement forcé, une charge aggravante qui pourrait lui coûter très cher devant la justice.
Son procès, prévu pour le 3 juin prochain, s’annonce retentissant. La société civile réclame un procès exemplaire, qui démontrera que personne n’est au-dessus de la loi, même pas les ministres. En attendant, Hengari reste placé en détention provisoire dans une prison de Windhoek. Cette affaire devient emblématique des nombreux défis que rencontre la Namibie dans la lutte contre les violences sexuelles et l’impunité.
