Le Premier ministre burkinabè, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, annonce l’évolution de l’alliance régionale, (AES) en vue de créer une Fédération des États du Sahel, alternative à la CEDEAO.
Création de la Confédération des États du Sahel
Face à des défis communs, les États du Sahel ont récemment formé l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative visant à renforcer la coopération et la solidarité entre les pays de la région. L’objectif de cette alliance est de consolider les liens économiques, sécuritaires et politiques pour garantir une plus grande indépendance et assurer la défense commune face aux menaces croissantes. Le Premier ministre burkinabè, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a souligné que cette alliance est un pas important pour unir des États partageant des réalités et défis similaires.
Suite au succès de l’AES, les pays membres ont créé la Confédération des États du Sahel, marquant une étape supplémentaire vers une intégration plus étroite. Cette confédération vise à coordonner davantage les politiques des États membres, renforçant leur cohésion dans des domaines stratégiques tels que la sécurité, l’économie, et la gestion des ressources naturelles. Dr Kyélem de Tambèla a exprimé l’importance de cette étape, qui permet de construire une plateforme solidaire et indépendante. Pour lui, cette initiative est une réponse aux critiques adressées à la CEDEAO, souvent perçue comme une organisation influencée par des intérêts extérieurs.
Un projet de Fédération des États du Sahel : une alternative à la CEDEAO
Les leaders de la Confédération des États du Sahel envisagent maintenant de transformer cette organisation en une Fédération des États du Sahel, visant à créer une unité politique forte et indépendante, à l’image de l’Union européenne. Dr Kyélem de Tambèla a critiqué la CEDEAO, qu’il considère incapable d’intégrer réellement les pays de la région et d’apporter des solutions concrètes. Selon lui, cette nouvelle fédération offrirait aux pays membres l’opportunité de construire leur avenir sans l’influence d’entités impérialistes. En devenant une fédération, les États du Sahel cherchent à assumer pleinement leur destin et à offrir une alternative crédible aux structures régionales existantes.
La Fédération des États du Sahel représente une vision ambitieuse pour les pays de la région, unissant leurs forces pour relever les défis de manière souveraine et en dehors des influences extérieures. Ce projet, s’il se concrétise, pourrait offrir aux États membres un cadre de développement et de défense commun, renforçant leur position sur la scène internationale. En quête de solutions adaptées aux réalités locales, cette fédération pourrait constituer un tournant historique pour le Sahel, offrant à ses populations une unité régionale véritablement solidaire et résiliente.
