À compter du 1er janvier 2024, le groupe Brics, initialement constitué par l’Afrique du Sud, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, s’ouvre à de nouveaux membres, marquant ainsi un tournant majeur dans son histoire. L’Égypte, l’Éthiopie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Iran intègrent désormais cette organisation internationale.
Un élargissement surprenant
Le processus d’élargissement du Brics, également appelé Brics+, a été soigneusement planifié lors du sommet de Johannesburg. Contrairement aux attentes initiales d’accueillir six nouveaux membres, le président argentin, Javier Milei, a décidé de ne pas engager son pays dans cette alliance, préférant un repositionnement idéologique. Les cinq nouveaux membres, cependant, vont contribuer à diversifier davantage le groupe, qui ambitionne de jouer un rôle central dans un ordre international plus équitable.
L’accord sur les critères d’adhésion et les pays à intégrer dans le Brics a été un fait marquant du sommet. Les membres fondateurs ont réussi à surmonter les divergences et à forger un consensus sur l’Égypte, l’Éthiopie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Iran comme nouveaux participants. Cela démontre la volonté commune de créer une coalition puissante pour réduire la dépendance vis-à-vis du dollar américain et remodeler l’ordre économique mondial.
Vers un monde multipolaire
Avec le renforcement du Brics, le groupe devient un acteur encore plus significatif sur la scène mondiale. Représentant un pourcentage impressionnant de la population mondiale et du PIB, le Brics+ aspire à promouvoir un monde multipolaire et à contester le rôle prépondérant du dollar américain dans les institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
La diversité des nouveaux membres ajoute une complexité supplémentaire aux défis déjà présents au sein du Brics. Alors que la Chine continue de jouer un rôle dominant, les intérêts divergents ont été révélés, notamment lors de discussions sur la guerre à Gaza. L’objectif de dédollarisation, partagé par des membres comme la Russie et l’Iran, sera toutefois un défi majeur, car cela nécessitera une coordination étroite malgré les différences idéologiques et les réalités économiques distinctes.
