Mohamed Bazoum, le président déchu du Niger, ne ménage aucun effort pour obtenir sa libération et tenter de rétablir l’ordre constitutionnel dans son pays. Après avoir saisi la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), il a récemment porté sa cause devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Vers l’ONU pour la libération
Après avoir saisi la Cour de justice de la Cédéao en septembre dernier pour dénoncer sa détention arbitraire, Mohamed Bazoum a récemment porté son combat devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Selon franceinfo, le président déchu a saisi le « groupe de travail sur la détention arbitraire » et le « comité des droits de l’homme » au sein de cette instance internationale.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions entreprises par Bazoum pour contester la légitimité de la junte militaire qui l’a renversé. Elle vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur sa situation et à obtenir un soutien international pour son retour au pouvoir.
Plainte en France
Outre l’action devant l’ONU, les avocats de Mohamed Bazoum ont annoncé le dépôt d’une « plainte avec constitution de partie civile » en France. Cette plainte vise à poursuivre les auteurs présumés de « l’attentat et complot contre l’autorité de l’État » ainsi que les responsables d’« arrestations et séquestrations arbitraires » dans le cadre du coup d’État du 26 juillet.
Lors de la saisie de la Cour de justice de la Cédéao en septembre, les avocats de Mohamed Bazoum avaient plaidé en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel. Ils demandaient que « l’État du Niger soit condamné au rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel par la remise du pouvoir au président Bazoum qui doit continuer de l’exercer jusqu’à la fin de son mandat le 2 avril 2026 », selon les propos de son avocat sénégalais, Seydou Diagne.
La démarche devant l’ONU et la plainte en France poursuivent cet objectif central : rétablir l’ordre constitutionnel au Niger et permettre à Mohamed Bazoum de reprendre ses fonctions présidentielles.
