Colombie : le séisme de magnitude 7,4 paralyse une partie de l’ouest du pays

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Colombie : le séisme de magnitude 7,4 paralyse une partie de l’ouest du pays

La Colombie fait face à une crise majeure après le puissant séisme de magnitude 7,4 survenu lundi 10 août 2026 dans l’ouest du pays. Au moins 111 personnes ont perdu la vie et 87 autres ont été blessées, selon un bilan provisoire. Face à l’ampleur des destructions, le gouvernement a décidé de décréter l’état d’urgence et de centraliser les opérations de secours.

Aéroports fermés et bâtiments effondrés compliquent les secours

Le tremblement de terre a frappé à 7h34 heure locale, avec un épicentre situé près de San José del Palmar, dans le département du Chocó, sur la façade pacifique.

Les dégâts touchent plusieurs grandes villes de l’ouest colombien. À Cali, troisième ville du pays, une vingtaine de structures se seraient effondrées. Des personnes resteraient coincées sous les décombres, tandis que les autorités utilisent des drones pour évaluer les zones les plus endommagées.

Le maire de Cali, Alejandro Eder, a sollicité l’aide de Bogota et de Medellín afin de renforcer les équipes de secours.

La situation est également décrite comme critique à Pereira, dans la région touristique du café. Le département de Risaralda compte à lui seul 40 morts dans les premiers bilans communiqués.

Le séisme a aussi perturbé les transports aériens. Les aéroports de Pereira, Manizales, Quibdó, Armenia, Cartago et Buenaventura ont suspendu leurs activités dans l’attente d’inspections structurelles.

Dans le Chocó, les autorités signalent des bâtiments gravement endommagés à Quibdó. À Medellín, la secousse a réveillé de nombreux habitants, poussés à quitter leurs logements. Des évacuations ont aussi été organisées à Bogota.

L’état d’urgence ouvre une vaste opération de coordination

Le président Abelardo de La Espriella a annoncé la mise en place de l’état d’urgence afin de faciliter la mobilisation des moyens publics.

Un poste de commandement unifié a été installé pour coordonner la réponse, tandis que l’Unité nationale de gestion des risques de catastrophes doit établir un état détaillé des besoins dans les différentes régions touchées.

Le chef de l’État a également annoncé son déplacement à Pereira afin de suivre les opérations et rencontrer les populations affectées.

La réponse internationale commence à s’organiser. Les États-Unis, Israël, le Mexique, le Chili, l’Équateur, l’Espagne et la France ont exprimé leur solidarité ou proposé une assistance. L’Union européenne a mobilisé le service satellitaire Copernicus afin de soutenir la cartographie des dégâts et les opérations de secours.

La secousse a été ressentie au-delà des frontières colombiennes, notamment à Quito, en Équateur, ainsi qu’au Panama.

Dans les prochaines heures, la priorité sera de retrouver les personnes encore ensevelies, d’évaluer la sécurité des infrastructures et de rétablir progressivement les axes de transport. Le bilan humain, toujours provisoire, pourrait encore évoluer à mesure que les secours accèdent aux zones les plus touchées.