La condamnation de QNET Africa Development Market par le Pôle pénal économique et financier (PPEF) de Côte d’Ivoire continue de susciter des réactions sur les réseaux sociaux. Alors que la justice ivoirienne a ordonné la fermeture définitive de la société et prononcé plusieurs condamnations contre des personnes reconnues coupables dans cette affaire, certaines publications affirment qu’un nouveau réseau, présenté sous le nom « IGNITE », aurait pris le relais. À ce stade, aucun élément officiel ne permet de confirmer cette affirmation.
La justice ivoirienne met un terme au dossier QNET
Le 30 juillet 2026, le PPEF a rendu son verdict dans une procédure engagée contre QNET Africa Development Market. La juridiction a notamment ordonné la fermeture définitive de la société et prononcé une amende de 3 milliards de FCFA.
Selon les informations communiquées autour du procès, plusieurs personnes poursuivies dans ce dossier ont été condamnées à cinq ans d’emprisonnement, assortis d’amendes et de confiscations de biens. Les poursuites portaient notamment sur des faits d’escroquerie et de blanchiment de capitaux.
Cette affaire trouve son origine dans des investigations ouvertes en 2018 après des demandes des autorités ivoiriennes visant à vérifier la conformité des activités de la société. Les activités de QNET avaient déjà fait l’objet d’une interdiction en Côte d’Ivoire dès 2020.
Des allégations circulent sur un réseau baptisé « IGNITE »
Dans ce contexte, une publication largement relayée sur Facebook affirme que les responsables de ce système auraient changé d’appellation pour adopter le nom « IGNITE ».
Son auteur soutient que ce réseau attirerait des personnes à travers de fausses promesses d’emploi ou de voyage avant de les pousser à recruter leurs proches. La publication évoque également des déplacements vers plusieurs villes d’Afrique de l’Ouest, dont Abidjan, Accra, Lomé, Lagos et Parakou.
À ce jour, aucune autorité judiciaire ou administrative n’a confirmé l’existence d’un lien entre QNET et une organisation dénommée « IGNITE », ni validé les accusations formulées dans cette publication.
Face à ce type d’allégations, les spécialistes de la lutte contre les escroqueries recommandent de vérifier systématiquement la légalité des structures proposant des opportunités d’investissement, de formation ou d’emploi, et de se méfier des systèmes fondés sur le recrutement de nouveaux membres ou sur des promesses de gains rapides. Les personnes estimant avoir été victimes d’une fraude sont invitées à saisir les autorités compétentes.