Nigeria : la CBN confirme son taux directeur à 26,50 % pour soutenir la stabilité

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Nigeria : la CBN confirme son taux directeur à 26,50 % pour soutenir la stabilité

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a choisi de conserver une politique monétaire restrictive malgré le léger ralentissement de l’inflation. À l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire (MPC) des 20 et 21 juillet 2026, l’institution a maintenu son taux directeur à 26,50 %, estimant que les risques pesant sur la stabilité des prix demeurent importants.

La CBN privilégie la stabilité des prix

Le maintien du Monetary Policy Rate (MPR) à 26,50 % s’accompagne du statu quo sur les autres principaux instruments monétaires. Le taux de réserve obligatoire (CRR) des banques commerciales reste fixé à 45 %, tandis que le ratio de liquidité demeure à 30 %.

Pour la Banque centrale, cette orientation vise à contenir les pressions inflationnistes, soutenir la stabilité du naira et éviter qu’un assouplissement prématuré de la politique monétaire ne compromette les progrès enregistrés ces derniers mois.

Cette décision intervient alors que l’inflation poursuit un léger repli. Selon le Bureau national des statistiques (NBS), le taux annuel est ressorti à 15,91 % en juin 2026, contre 15,93 % en mai. Cette baisse reste toutefois limitée et les prix des produits alimentaires continuent d’exercer une forte pression sur le pouvoir d’achat des ménages.

Une économie encore confrontée à des déséquilibres

Malgré cette amélioration, les disparités restent marquées sur le territoire. Les données du NBS indiquent que 19 États ainsi que le Territoire de la capitale fédérale ont enregistré une inflation annuelle supérieure à 30 % en juin, illustrant la persistance de fortes tensions sur les prix dans plusieurs régions.

Les analyses du Fonds monétaire international (FMI) soutiennent également une approche prudente. L’institution estime que la politique monétaire restrictive doit être maintenue afin de consolider la désinflation, préserver des taux d’intérêt réels positifs et limiter les effets des chocs extérieurs, notamment ceux liés aux marchés de l’énergie et de l’alimentation.

Cette stratégie n’est toutefois pas sans conséquences pour l’économie. Des taux d’intérêt élevés renchérissent le coût du crédit pour les entreprises et les ménages, ce qui peut peser sur l’investissement et la demande intérieure, même si le FMI continue de tabler sur une croissance proche de 4 % en 2026, portée principalement par les secteurs non pétroliers.

Les marchés attendent désormais la prochaine réunion du Comité de politique monétaire, prévue au quatrième trimestre 2026, pour savoir si la poursuite du ralentissement de l’inflation permettra d’envisager un premier assouplissement ou si la Banque centrale prolongera encore sa politique de rigueur.