Burkina Faso : Ibrahim Traoré dément toute rivalité au sommet de l’État

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Burkina Faso : Ibrahim Traoré dément toute rivalité au sommet de l'État

Le capitaine Ibrahim Traoré a réaffirmé son autorité à la tête du Burkina Faso, rejetant les rumeurs de divisions au sein du pouvoir. Face aux spéculations alimentées par l’absence prolongée de plusieurs responsables influents du régime, le chef de la transition assure qu’il demeure le seul à diriger les affaires de l’État.

Le chef de la transition écarte les rumeurs de dissensions

Lors d’une rencontre avec les forces vives de Ouahigouya, le 16 juillet, Ibrahim Traoré a dénoncé les informations relayées, selon lui, par ses détracteurs.

« J’ai entendu beaucoup de bruits dernièrement… C’est vous encore qui partez suivre les pages des apatrides et vous croyez à ce qu’ils racontent », a-t-il déclaré devant son auditoire.

Le président de la transition a ensuite insisté sur son rôle à la tête du pays. « Il n’y a ni numéro un, ni numéro deux. Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau », a-t-il affirmé, balayant les rumeurs de rivalités internes.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités considérées comme proches du chef de la junte n’ont plus effectué d’apparition publique depuis plusieurs semaines.

Les absences de plusieurs responsables alimentent les interrogations

Au cœur des spéculations figure le commandant Oumarou Yabré, responsable des services de renseignement et président du Conseil national de sécurité d’État, dont la dernière apparition publique remonte à la fin du mois de mai. Selon des sources sécuritaires citées dans l’article, il ne fréquenterait plus son bureau et son dispositif de sécurité aurait été réduit.

Le capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, porte-parole des militaires ayant pris le pouvoir en septembre 2022 et commandant du Bataillon d’intervention rapide n°4, n’est également plus apparu en public depuis la mi-mai. Des sources sécuritaires évoquent son « enlèvement » par des proches du pouvoir, sans confirmation officielle.

Parallèlement, plusieurs personnalités présentées comme proches d’Oumarou Yabré ont été relevées de leurs fonctions, tandis que d’autres ont été interpellées, selon leurs entourages.

Face à ces interrogations, Ibrahim Traoré a rappelé qu’aucun responsable n’était à l’abri de sanctions. « Tous ceux qui travaillent avec moi connaissent ma ligne de conduite… Et si quelqu’un merde, je vais te mater sans état d’âme. Il n’y a pas d’hommes forts avec moi », a-t-il déclaré, réaffirmant son contrôle sur les institutions de la transition.