C’est le dernier projet de la chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda, Survivor, qui est un featuring avec Davido a servi de base à un Camerounais très actif sur les réseaux sociaux qui a exprimé sa colère face au manque de soutien entre artistes et influenceurs du pays. Son message circule depuis plusieurs heures et alimente de nouveaux débats. Il évoque un problème récurrent : la faible mobilisation autour des talents locaux, même lorsque ceux-ci rencontrent un succès notable à l’échelle africaine.
Charlotte Dipanda au cœur de la polémique malgré une collaboration majeure
Le débat renaît depuis la sortie du titre Survivor de Charlotte Dipanda et Davido. La chanteuse camerounaise a financé ce projet ambitieux sans aide institutionnelle. Elle voulait prouver que les artistes du pays peuvent porter des œuvres de grande ampleur. Le morceau dépasse le cadre local grâce à la présence de Davido, star mondiale d’Afrobeats.
Pourtant, la vidéo peine à dépasser un million de vues après un mois. Le Camerounais à l’origine du coup de gueule y voit un manque d’engouement. Il affirme que plusieurs influenceurs n’ont soutenu ni la chanson ni le challenge associé. Il accuse ces figures du web de privilégier les tendances ivoiriennes ou nigérianes. Selon lui, cela crée un déséquilibre dans la mise en lumière des artistes.
Le débat prend de l’ampleur, car les critiques évoquent des comportements similaires dans le passé. L’internaute cite l’épisode où Stephanelle avait critiqué le titre 12 meungeuk de Joël la Fleur. Il estime que les mêmes voix restent silencieuses face à une collaboration de haut niveau. Cette comparaison nourrit les tensions et alimente un sentiment de frustration chez plusieurs internautes.
Un appel direct aux influenceurs et aux leaders d’opinion
Le Camerounais à l’origine du message s’en prend également à la posture des influenceurs. Il juge qu’ils moralisaient le public lorsqu’ils demandaient plus de soutien national. Il affirme qu’ils suivent les modes venues d’ailleurs sans créer leurs propres tendances. Selon lui, ce comportement nuit à l’industrie locale. Il pense que la visibilité des artistes dépend aussi de la mobilisation des leaders d’opinion.
Il critique également la relation entre influenceurs et abonnés. Il estime que ces derniers financent indirectement leur mode de vie grâce aux vues et aux collaborations. Il considère donc qu’ils devraient encourager les artistes du pays avec plus de constance. Il cite les difficultés quotidiennes des Camerounais pour souligner cette responsabilité.
Son message ouvre un débat plus large : comment construire une industrie culturelle forte sans solidarité ? Ces discussions reviennent régulièrement sur la scène camerounaise. Elles illustrent un malaise profond entre attentes du public, ambitions des artistes et rôle des influenceurs.
