Invité dans un podcast, l’artiste béninois Fanicko a dévoilé un aspect inattendu de son processus artistique. Le chanteur affirme n’avoir réellement écrit qu’un seul titre dans toute sa carrière : « Faut pas m’embrouiller ». Une révélation qui a étonné de nombreux internautes, tant l’artiste est connu pour la fluidité de ses mélodies et la régularité de ses sorties musicales. Il en a profité pour expliquer sa manière de travailler et la spontanéité qui caractérise ses sessions en studio.
« Je pose direct selon mon inspiration »
Au cours de l’échange, Fanicko a surpris l’animateur en déclarant : « Le seul son que j’ai écrit c’est Faut pas m’embrouiller. Sinon, je vais en studio, on trouve les beats et direct on pose. » Selon lui, la majorité de ses chansons naissent dans l’instant, face à l’instrumentale. Il dit laisser parler l’émotion du moment. Cette méthode lui permet, d’après ses propos, de capturer une énergie brute qu’il juge essentielle dans sa musique. L’artiste précise qu’il fonctionne à l’inspiration immédiate. Il écoute la production, ressent son ambiance, puis pose ses mélodies et ses paroles sans passer par l’étape traditionnelle de l’écriture sur papier. Cette approche intuitive lui aurait permis de créer plusieurs de ses hits, souvent salués pour leur authenticité.
Pour Fanicko, cette manière de travailler n’est pas un manque de professionnalisme, mais une forme de liberté artistique. Sa voix, son timbre et sa capacité à improviser seraient au cœur de son identité musicale. « Je pose selon mon inspiration », affirme-t-il, avant d’ajouter qu’il se laisse guider par les émotions que chaque instrumental lui transmet.
Une révélation qui divise, mais qui renforce son image d’artiste spontané
L’annonce a créé un vif débat sur les réseaux sociaux. Certains admirateurs saluent la sincérité de cette démarche et voient en Fanicko un artiste instinctif, capable de transformer une simple vibe en morceau réussi. Pour eux, cette spontanéité explique en partie l’énergie unique qui se dégage de ses chansons. D’autres, plus sceptiques, estiment que l’écriture reste un élément fondamental de la musique. Ils affirment qu’un artiste devrait accorder plus d’importance au travail textuel. Pourtant, cette critique n’ébranle pas la popularité du chanteur, qui cumule des millions de vues et occupe une place importante dans la scène urbaine béninoise.
Cette révélation permet cependant de comprendre la signature artistique de Fanicko. Ses morceaux reflètent souvent des émotions immédiates, une atmosphère fraîche et une musicalité qui ne semble pas enfermée dans des cadres rigides. Sa méthode rappelle celle de nombreux artistes afro-urbains qui privilégient la vibe plutôt que l’écriture préparée. En partageant son secret de création, Fanicko renforce l’image d’un artiste libre, connecté à ses instincts et fidèle à son style. Une transparence qui confirme sa proximité avec son public et qui éclaire d’un nouveau jour son parcours dans la musique béninoise.
