Roseline Layo, figure montante de la scène musicale ivoirienne, continue de briser les clichés qui l’entourent. Souvent décrite, à tort, comme une simple couturière avant sa percée dans la musique, l’artiste a tenu à remettre les pendules à l’heure lors d’un entretien accordé à Life Radio. Avec franchise, elle est revenue sur ses débuts, loin des studios professionnels ou des concours taillés pour les stars. Elle y évoque aussi ce moment charnière où la passion du chant a éclipsé le rêve de devenir couturière.
De fil en aiguille… au micro
Avant de devenir l’interprète charismatique que le public connaît aujourd’hui, Roseline Layo a d’abord voulu apprendre à coudre. Pas dans un atelier de renom, mais en observant ses proches. « Je n’ai jamais cousu d’habit pour quelqu’un. Je n’ai pas été couturière au sens propre du terme. J’apprenais à coudre auprès de mes amis et même de mon frère aîné », révèle-t-elle. Son ambition initiale n’était pas de monter sur scène, mais bien de s’inscrire dans un métier manuel, accessible, et qui lui permettait de cultiver une certaine autonomie.
Pourtant, le destin en a décidé autrement. Alors qu’elle était immergée dans son apprentissage, elle s’inscrit à un concours de chant. Cet événement, presque anodin à l’époque, marque le premier tournant majeur de son parcours. Ce concours, loin d’être une simple fantaisie, devient la porte d’entrée vers un univers où elle se découvre pleinement : celui de la musique.
De Belamundo aux projecteurs
Après ce premier coup d’essai, Roseline Layo se met à fréquenter les pianos-bars, lieux intimistes où de nombreux talents peaufinent leur art. C’est dans ce cadre qu’elle s’aguerrit, affûte sa voix, domine progressivement le trac et séduit une première audience. Elle intègre ensuite des groupes d’interprétation, dont le plus marquant reste Belamundo. Une formation qui lui permet d’embrasser différents styles musicaux et de faire ses preuves sur des scènes plus ambitieuses.
Petit à petit, la musique s’impose à elle comme une évidence. Ce qui n’était au départ qu’une échappatoire devient sa vocation. « C’est pendant mon apprentissage en couture que je me suis lancée dans un concours de chant. Petit à petit, la musique a pris le dessus », explique-t-elle. Aujourd’hui, Roseline Layo peut se targuer d’avoir fait un choix audacieux et payant. En se détachant d’une image réductrice, elle incarne à elle seule une leçon inspirante : peu importe vos débuts, l’essentiel est d’écouter ce qui vous fait vibrer. Et pour elle, cette voix intérieure a été… musicale.
