Après un coup de gueule contre certains distributeurs accusés de dépouiller les artistes béninois de leurs revenus numériques, le chanteur Nikanor annonce avoir remporté une première bataille.
Nikanor dénonce les distributeurs “malhonnêtes” et obtient gain de cause
Il y a quelques jours, Nikanor a pris la parole sur Facebook pour dénoncer avec force ce qu’il considère comme des abus dans le milieu de la distribution musicale au Bénin. Selon lui, des artistes, souvent mal informés sur la gestion de leurs droits numériques, se retrouvent pris au piège de contrats injustes. « Même si vous faites 1.000 Fcfa par trimestre, cela vous revient de droit », a écrit l’artiste, rappelant que chaque revenu issu des plateformes de streaming doit revenir légitimement à son créateur.
L’interprète s’en est pris directement à certains distributeurs qu’il accuse de manipuler la vérité auprès des musiciens. « Ils font croire aux artistes qu’ils ne streament pas vraiment », a-t-il fustigé, qualifiant cette pratique de mensonge visant à décourager toute réclamation. Déterminé à ne pas rester silencieux, Nikanor a même menacé : « Ma prochaine sortie sera avec vos noms », affirmant qu’il était prêt à dévoiler publiquement les acteurs qu’il juge responsables de ces pratiques.
Une victoire et un appel à la réforme
Trois jours seulement après ce coup de gueule, Nikanor a annoncé une avancée majeure. « Je me sens fier. Journée inoubliable : Ce n’est qu’un petit pas. Battez-vous pour vos droits… L’Espoir est permis pour la musique béninoise. Nous venons d’avoir gain de cause », a-t-il déclaré. L’artiste, visiblement soulagé, précise toutefois qu’il ne peut pas partager certains documents « confidentiels », mais promet de donner bientôt plus de détails sur cette victoire.
Pour Nikanor, ce succès ne marque pas la fin du combat. Il en profite pour lancer un nouvel appel aux distributeurs : « Avis important : les distributeurs et si vous commencez par donner aux artistes béninois une petite avance sur la distribution ce serait pas mal non ? ». Par cette proposition, il souhaite initier un changement concret qui permettrait aux musiciens de mieux vivre de leurs œuvres, même avant que les revenus de streaming ne soient reversés.