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« Voleurs en costumes… », coup de gueule de Nikanor contre des distributeurs d’artistes béninois

Le chanteur béninois Nikanor a poussé un cri de colère ce jour, visant directement certains distributeurs qu’il accuse d’arnaquer les artistes locaux. Dans une publication virulente, il promet de dévoiler prochainement les noms de ceux qu’il qualifie de “voleurs et assassins”, reprochant à ces acteurs de l’industrie de vivre sur le dos des créateurs béninois.

Le ras-le-bol d’un artiste face aux contrats abusifs

Dans son message, Nikanor fustige les “contrats bidons” imposés aux artistes béninois par des distributeurs qu’il juge malhonnêtes. Selon lui, ces intermédiaires profiteraient de la méconnaissance de certains musiciens en matière de gestion de leurs droits numériques pour les dépouiller de leurs revenus légitimes.

« Même si vous faites 1.000 Fcfa par trimestre, cela vous revient de droit », écrit l’artiste, rappelant que chaque franc généré par les streams appartient aux chanteurs et qu’il devrait leur être reversé de manière transparente. Il accuse ces distributeurs de manipuler les artistes en leur faisant croire qu’ils ne “streament” pas vraiment, une justification qui, selon lui, ne serait qu’un mensonge destiné à étouffer leurs réclamations.

Une confrontation qui s’annonce à Single ?

L’artiste ne cache pas son intention d’aller plus loin. « Ma prochaine sortie sera avec vos noms », prévient-il, déterminé à dénoncer publiquement les acteurs de l’industrie qu’il accuse de freiner l’évolution des talents béninois. Ce ton menaçant traduit la volonté de Nikanor de briser l’omerta qui pèse sur la question, beaucoup d’artistes préférant se taire par peur de représailles. On peut aussi attendre que cette publication de l’artiste, soit pour annoncer les couleurs de son prochain single.

En qualifiant ces distributeurs “d’ennemis de l’évolution de l’artiste béninois”, Nikanor met en lumière une problématique récurrente : le manque de transparence et de professionnalisme dans la gestion des revenus liés au streaming et à la distribution musicale. Son appel est clair : une mise à jour immédiate des pratiques, faute de quoi les artistes pourraient entrer dans une phase de confrontation ouverte.

Au-delà de sa personne, le coup de gueule de Nikanor résonne comme un appel collectif à la défense des droits des artistes béninois.

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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