Le Ghana est plongé dans le chagrin après un dramatique accident d’hélicoptère militaire ayant coûté la vie à huit personnes, dont deux ministres en fonction. Le drame s’est produit dans la région d’Ashanti, suscitant une onde de choc nationale. L’État ghanéen a décrété le deuil national, tandis que les circonstances de ce crash tragique restent à élucider.
Un choc pour le gouvernement et la nation
La matinée du mardi 5 août 2025 restera à jamais gravée dans la mémoire collective ghanéenne. Un hélicoptère militaire, transportant des personnalités politiques de premier plan et trois membres d’équipage, s’est écrasé dans la région d’Adansi, au cœur de la région d’Ashanti. À son bord, le ministre de la Défense, Dr Edward Kofi Omane Boamah, et le ministre de l’Environnement, Dr Ibrahim Murtala Muhammed, tous deux figures centrales du gouvernement du président John Dramani Mahama.
Les premières déclarations officielles ont été faites lors d’une conférence de presse en présence de la Vice-Présidente Jane Naana Opoku-Agyemang. Elle a qualifié l’événement de « tragédie nationale », appelant à l’unité et au recueillement. Le choc est d’autant plus profond que les ministres disparus jouaient des rôles cruciaux dans les politiques de défense et de développement durable, à moins de dix mois des élections générales.
Un accident aux causes encore floues
Les circonstances de l’accident restent pour l’instant mystérieuses. L’hélicoptère militaire avait décollé d’Accra plus tôt dans la matinée, avant de perdre le contact avec la base aérienne et de s’écraser peu après dans la zone montagneuse d’Adansi. Aucun signal de détresse n’a été émis, ce qui complique les premiers éléments de l’enquête en cours.
Le gouvernement a annoncé qu’une commission technique indépendante, comprenant des experts de l’aviation civile et militaire, serait chargée de faire la lumière sur les causes du crash. Plusieurs hypothèses sont évoquées, allant d’une défaillance mécanique à une possible erreur humaine, mais aucune piste n’est pour l’instant confirmée. La priorité, selon les autorités, est de « comprendre pour ne plus revivre un tel drame ».
Plusieurs chefs d’État africains ont adressé leurs condoléances, dont l’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, qui a exprimé « ses condoléances les plus sincères au peuple frère du Ghana, au Président de la République, au gouvernement ghanéen, ainsi qu’aux familles cruellement éprouvées ».
