La présidence de Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) traverse une nouvelle zone de turbulences. Une plainte officielle pour corruption et détournement de fonds a été déposée contre lui par un membre influent de l’institution. Au cœur de cette affaire : 455 000 euros versés par la Fédération russe à l’occasion d’un match amical et qui auraient transité par un compte personnel de l’ancien international.
Un virement suspect et des accusations graves
Guibai Gatama, membre du comité exécutif de la Fecafoot, a saisi la commission d’éthique de l’instance après avoir découvert, selon ses dires, des documents internes compromettants. Ces pièces concernent un paiement de 455 000 euros effectué en 2023 par la Fédération russe pour un match amical entre les Lions indomptables et la sélection russe. Problème : la somme n’aurait pas été déposée sur le compte officiel de la Fecafoot, mais sur un compte personnel appartenant à Samuel Eto’o.
Les documents suggèrent que l’opération aurait été menée dans la plus grande discrétion, en marge des circuits habituels de la fédération. Guibai Gatama justifie sa plainte par la gravité des faits présumés et appelle à une clarification publique de cette transaction qui soulève des interrogations sur la transparence dans la gestion des fonds du football camerounais.
Une transaction justifiée… mais contestée
Selon une source proche de l’affaire, la transaction aurait été « validée par le comité d’urgence » de la Fecafoot. L’argent aurait transité par le compte personnel d’Eto’o en raison des contraintes imposées par les sanctions internationales frappant la Russie. Cette même source affirme que les fonds ont été reversés par la suite à la fédération, écartant toute intention frauduleuse.
Malgré cette justification, l’opinion publique s’interroge. Cette affaire vient s’ajouter à une série de controverses qui entachent l’image de l’ex-capitaine des Lions. Il revient désormais à la commission d’éthique de la Fecafoot de mener une enquête rigoureuse pour établir les faits et, le cas échéant, déterminer d’éventuelles sanctions à l’encontre de Samuel Eto’o.
