Alors que le film américain STRAW connaît un immense succès auprès du public et suscite une vague d’émotions à travers le monde, une voix discordante vient du Cameroun. Rosine, actrice et influenceuse bien connue sur les réseaux sociaux, a exprimé publiquement sa déception vis-à-vis du film. Sans remettre en cause le fond du message, elle estime que STRAW ne mérite pas l’engouement qu’il suscite. Mieux encore, elle affirme que le cinéma camerounais peut faire bien plus fort en matière d’émotion et de réalisation.
Une critique inattendue face à l’enthousiasme général
Dans une déclaration partagée sur ses plateformes sociales, Rosine a confié n’avoir pas été touchée comme elle s’y attendait. « Je n’ai pas versé une larme », a-t-elle déclaré, visiblement surprise par sa propre réaction face à un film présenté comme bouleversant. Elle note même des erreurs importantes dans le scénario ou la mise en scène, sans toutefois en détailler la nature. Pour elle, STRAW souffre d’un excès de réputation et manque de profondeur sur certains aspects clés.
L’actrice n’en reste pas là : elle affirme que des productions locales, camerounaises, sont capables de provoquer beaucoup plus d’émotion. Selon elle, plusieurs films tournés au pays sont plus efficaces pour traiter des thèmes comme le deuil, la douleur ou l’espoir. Cette opinion suscite un vif débat, entre ceux qui saluent son franc-parler et ceux qui estiment qu’elle minimise à tort une œuvre reconnue mondialement.
Rosine revendique l’expertise et la légitimité du cinéma local
Ce n’est pas la première fois que Rosine défend les productions africaines face à celles venues d’ailleurs. Elle rappelle avoir elle-même produit un film, ce qui lui confère une certaine légitimité à parler de cinéma. Elle se dit prête à relever le défi : montrer que le Cameroun peut faire mieux, et même rivaliser avec les grandes productions hollywoodiennes sur le plan émotionnel et technique.
Tout en admettant que le message de STRAW est « beau et universel », Rosine invite le public à porter un autre regard sur le cinéma africain. Pour elle, ce sont souvent les histoires racontées au plus près du réel, avec sincérité, qui touchent le plus profondément. Une prise de position qui pourrait bien relancer le débat sur la place et la valeur des œuvres africaines dans le paysage cinématographique mondial.
