Le Sénégal fait face à une série d’affaires judiciaires impliquant des proches de l’ancien président Macky Sall. Dernier en date : son fils, Amadou Sall, convoqué le 7 mai 2025 par le pool judiciaire et financier. Selon un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), il est soupçonné d’un transfert douteux portant sur dix milliards de francs CFA. Cette convocation intervient dans un contexte où d’autres anciens collaborateurs du régime sont déjà dans le viseur de la justice.
Amadou Sall au cœur d’une affaire de transfert douteux
Le nom d’Amadou Sall, fils de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, est désormais cité dans une affaire financière qui pourrait secouer encore davantage l’opinion publique. Le quotidien L’Observateur, dans son édition du 28 avril, révèle que la CENTIF aurait détecté un transfert jugé douteux de dix milliards de francs CFA. Le pool judiciaire et financier, chargé de cette enquête, a convoqué l’intéressé pour le 7 mai prochain. Une audition décisive qui permettra peut-être d’éclaircir l’origine et la finalité de cette importante somme d’argent.
Pour de nombreux observateurs, cette affaire relance les interrogations sur la gestion des fonds publics durant les dernières années du pouvoir de Macky Sall. Si les accusations n’ont pas encore été formellement établies, la justice semble déterminée à aller au bout des investigations. Cette démarche est perçue par certains comme un acte de transparence et par d’autres comme une chasse aux sorcières ciblant les anciens proches du pouvoir. Quoi qu’il en soit, la convocation d’Amadou Sall marque une étape de plus dans l’après-Macky, désormais scruté à la loupe.
Une série d’enquêtes visant les anciens du régime Sall
Amadou Sall n’est pas le seul ancien proche du pouvoir à être dans la tourmente. Depuis la passation de pouvoir, plusieurs personnalités liées à Macky Sall font face à la justice. Le cas le plus récent avant celui d’Amadou Sall est celui d’Amadou Daff, ancien coordinateur du parti au pouvoir en France, arrêté début avril. Il est accusé de détournement de fonds publics, un dossier qui alimente la polémique depuis plusieurs semaines. Ces poursuites traduisent une volonté manifeste des nouvelles autorités de rendre des comptes sur la gestion passée.
Cette série d’enquêtes crée un climat politique tendu, avec en toile de fond la volonté affichée de rupture du nouveau régime. Pour les soutiens de l’ancien président, il s’agit d’un acharnement politique. Pour les partisans de la transparence, il est temps d’exiger des comptes et de faire la lumière sur d’éventuels abus. La justice sénégalaise est donc plus que jamais sous pression, devant trancher entre vérité judiciaire et climat politique sensible. L’audition du 7 mai pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans cette série d’affaires.
