Le président Patrice Talon a procédé à un remaniement technique ce lundi 6 janvier 2025, qui s’est soldé par le départ du ministre de l’Eau et des Mines, Seidou Adambi. Remplacé par Pauline Akpona, son éviction suscite des interrogations.
Une exclusion politique qui précède son départ du gouvernement
À peine 24 heures avant son limogeage, Seidou Adambi a été suspendu des instances du Bloc Républicain, parti de la mouvance présidentielle. Selon Romaric Ogouwale, porte-parole du parti, reçu sur Bip radio, cette sanction serait due à des ambitions personnelles jugées contraires aux principes du groupe politique. L’ancien ministre aurait déclaré sa candidature pour les élections de 2026 sans respecter les procédures internes du parti. Cette décision interne, bien que présentée comme une mesure disciplinaire, a sans doute fragilisé la position de Seidou Adambi au sein du gouvernement. Il est rare qu’un ministre en exercice se voie infliger une telle sanction par son propre camp sans conséquences politiques.
Officiellement, aucune justification précise n’a été donnée concernant le départ de Seidou Adambi du gouvernement. Toutefois, la coïncidence entre sa suspension du parti et son éviction du ministère laisse peu de place au doute. L’ancien ministre semble avoir payé le prix de ses velléités politiques prématurées. Désormais, c’est Pauline Akpona qui prend la tête du ministère de l’Eau et des Mines, un portefeuille stratégique pour le développement du pays.
