Le week-end dernier, une manifestation des militants du parti Les Démocrates dans la commune de Djidja, au Bénin, a été interrompue par la police républicaine, malgré l’obtention d’une autorisation délivrée par le deuxième adjoint au maire de la commune. La situation a soulevé des questions quant aux procédures entourant les rassemblements publics et à la responsabilité des autorités locales.
Les raisons évoquées par le préfet Firmin Kouton
Les militants du parti Les Démocrates avaient prévu de tenir une manifestation à Djidja, plus précisément à Agouna. Cependant, leur rassemblement a été interrompu par une intervention policière. Interrogé sur les raisons de cette interruption, le préfet du département du Zou, Firmin Kouton, a expliqué que la manifestation avait été considérée comme un « regroupement brusque » qui n’avait pas suivi les procédures habituelles.
Firmin Kouton a déclaré que : « Lorsque vous regroupez les gens de façon brusque pour tenir une manifestation, nous ne pouvons pas vous autoriser. Vous avez l’obligation d’informer l’administration qui prend les dispositions pour sécuriser les lieux ». Selon le préfet, les organisateurs n’avaient pas obtenu d’autorisation formelle pour la manifestation, remettant en question la validité du document présenté par les militants. Mais les manifestants étaient en possession d’un document signé par l’administration communale de Djidja, autorisant leur rassemblement. Le document avait été signé par le deuxième adjoint au maire. Cependant, Firmin Kouton a exprimé des doutes quant à la validité de ce document, soulignant que les organisateurs n’avaient pas suivi la procédure habituelle pour obtenir une autorisation de manifestation.
Le préfet a expliqué que la signature du deuxième adjoint au maire posait une question. Il a souligné qu’en règle générale, un adjoint au maire signe une autorisation de manifestation uniquement en l’absence du maire. Cependant, le maire lui-a confirmé qu’il n’avait pas été empêché et qu’il n’avait pas autorisé la manifestation. Cette situation a conduit le préfet à annoncer qu’une procédure serait engagée contre le deuxième adjoint au maire pour clarifier la légalité de sa signature.
Réactions à l’interruption de la manifestation
L’interruption de la manifestation des militants du parti Les Démocrates a suscité diverses réactions. Selon plusieurs personnes, l’obtention d’une autorisation d’une autorité communale aurait dû empêcher l’interruption de la manifestation. Elles estiment que le préfet aurait dû plutôt demander aux forces de l’ordre d’encadrer le rassemblement pour assurer la sécurité, et qu’il aurait pu ensuite demander des comptes au deuxième adjoint au maire qui avait signé le document d’autorisation.
